So beautiful it hurts…

A music from another world, heartbreaking, soul-harrowing…

Breathtakingly beautiful.

Whenever I hear it, I breathe its light. 

Melancholy… longing… resonance… 

 The feeling that I am ONE with it. That in its callings I find myself… 

Sventurati miei sospiri
se quest’alma non scioglierete,
molto poco voi potete
molto lieve è il mio dolore.
Atrocissimi martiri
che in umor gli occhi stillate,
poco è il duol se non stemprate
tutto in lagrime anche il core.
 
Sì disse la gran Madre
in vedendo spirar l’amato Figlio,
insensata per duol tosto divenne
e priva d’ogni senso al suol poi svenne;
ma tosto al chiuder gl’occhi
dell’eterno Fattore,
udissi intorno un fragor di sassi,
un crollar della terra,
un vacillar del suolo,
sì del morto Signor l’agita il duolo.
Ha decretati Iddio
tre terremoti universali in terra:
un nel morir del Verbo,
nel suo risorger l’altro,
e il terzo alfine, – ahi nel pensarlo io tremo,
a quel che fia -, nel gran Giudizio estremo.
 
Pari all’ amor immenso
fu immenso il suo patir.
E solo allora atroce
gli fu la propria croce
che di sue pene il senso
gli tolse il suo morir.
 
Or se per grande orror tremò la terra
morir vedendo un Dio fra tormenti sì rei,
uomo, trema ancor tu che terra sei! 

The sacred Cantata “Il pianto di Maria“, long time attributed to Haendel, seems to have been written by the Venetian composer Giovanni Battista Ferrandini (1710-1791) – a contemporary of the “beautiful Venetians”: Vivaldi, Albinoni, Marcello, and of Mozart, with whom he has met: in 1771, during their Italian trip Leopold and Wolfgang Mozart have visited Ferrandini in Padova, at his home. 

Giovanni Battista Ferrandini

Ferrandini‘s Virgin is anything but fallen to the ground and acquiescent. “Il pianto di Maria” is a troubling portrait of a mother in deep sorrow who cries out her suffering, and accuses Divinity for having abandoned her son with daring, threatening words. And the aria “Sventurati miei sospiri” seems to be out of this world.  

Composta da Giovanni Ferrandini - autografo

La “Cantata Sacra” a été longtemps attribuée à Händel ; depuis 1991 et grâce à une copie du célèbre Padre Martini sa création revient au compositeur vénitien Giovanni Battista Ferrandini (dont l’opéra seria nettement plus galant “Catone in Utic”a de 1753 a récemment été sorti de l’ombre par Oehms). Dans “Il pianto de Maria”, le chant et les cordes nous font traverser tous les stades de la désolation, depuis la profonde et latente cavatina “Se d’un Dio fui fatta Madre” jusqu’à l’explosion du désarroi et des sanglots du “Sventurati miei sospiri” pour terminer sur le plaintif et tragique “Pari all’amor immenso”.” 

Muse Baroque 

La Vierge de Ferrandini est tout sauf abattue et résignée. C’est une mère rebelle qui hurle sa douleur, accuse le Ciel d’avoir abandonné son fils et ose des paroles menaçantes où semble poindre un désir de vengeance, à moins qu’il ne s’agisse d’une prophétie : “Si, à notre grand effroi, la terre tremble maintenant, à voir un Dieu mourir parmi les tourments des criminels, tremble aussi, Homme, car tu es terre !” L’injustice, la cruauté du sort qui frappe Jésus lui arrachent des cris de souffrance et de colère et lui inspirent des accents tour à tour farouches et tendres. 

Giovanni Battista Ferrandini. Elève de Biffi, ce Vénitien arriva enfant à Munich où, de simple hautboïste, il devint le compositeur attitré de l’électeur Karl Albrecht. L’ouverture du nouvel Opéra de Munich en 1753 avec son Catone in Utica donne une idée de la renommée qui fut la sienne en tant que compositeur d’opéra. Autre témoignage d’estime, et non des moindres : Leopold et Wolfgang Mozart lui rendirent visite dans sa dernière demeure à Padoue, en 1771.” 

ForumOpera 

“Mise en branle par la Renaissance puis par les Lumières, la sensibilité religieuse devient plurielle. “Il Pianto di Maria” de Ferrandini illustre parfaitement cette pluralité. Quel est donc ce Giovanni Battista Ferrandini ? Il s’agit d’une figure d’italien germanisée qui passa l’essentiel de sa vie à la cour de Bavière et compta l’électeur Maximilien III Joseph parmi ses élèves. Les spécialistes se souviennent encore de lui pour deux raisons. En premier lieu, parce que son opéra ‘Caton d’Utique’ inaugure le Théâtre de la Résidence à Munich, le 12 octobre 1753. Ensuite parce que Mozart et son père viennent lui rendre visite au cours de l’été 1771. 

Ouvre longtemps attribuée à Haendel, ses “Lamentations de la Vierge” témoignent d’une piété aussi sincère qu’élevée. Tragique et tourmenté, le ‘Ah me felice’ met en scène l’incertitude d’une âme en proie au doute. Ferrandini use ici de procédés habiles propres à suggérer l’hésitation : on passe fréquemment et sans transition du mode majeur au mode mineur, de la Marche à l’Andante cantabile’. Page d’une suprême beauté la Cavatine ‘Se d’un Dio fui fatta Madre’ déploie lentement un lyrisme digne des plus belles cantates de Bach. L’aria ‘Pari all’amor immenso’, anticipe pour sa part sur l’opéra italien du XIXe siècle. Ces “Lamentations” longtemps oubliées semblent ainsi contenir les germes de deux formes musicales « sécularisées » du XIXe siècle : l’opéra romantique et le lied.” 

Qobuz.com 

“… j ‘ecoute comme un enfant qui découvre le plus beau trésor du monde… quel beau souvenir… la terre c’est arreté de tourner, mon ame est envouté par cette voix, cette musique… les larmes… merci…🙂

 TheDali2574 

“… wonderfully sad…”

“… absolutely beautiful…”

MES CARNETS VENITIENS: GIOVANNI BATTISTA FERRANDINI 

“Merci pour cette magnifique découverte de Ferrandini!!! Sublimement vénitien!” 

Francois 

“C’est beau, émouvant, élevé, comme la vie à laquelle la spiritualité donne sens.” 

Anne 

“C’est un plaisir de la partager avec vous. Je suis complètement sous le charme de cette musique déchirante.”  

AnnaLivia  

Joyce DiDonato singing 'Sventurati miei sospiri'

2 Comments

  1. O muzică divină, o voce caldă care mi-a atins sufletul…
    Mulțumesc, Cristina !

  2. molto bella.


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